Une musique qui ne peut pas être dansée est-elle encore une musique ? Il me semble que la question se pose, devant l'ésotérisme assez inaccessible de la "musique" contemporaine.
Question intéressante à laquelle je ne pense pas avoir de réponse autre que:
la capacité à danser dépend, non de la musique mais de la sensibilité et de la capacité (relâchement et décomplexion) de l'auditeur.
Personnellement, j'adore danser (j'adorais devrais-je dire...) et je suis capable de danser sur n'importe quoi du moment que ça me touche. Je suis aussi capable de bouger en rythme sur une musique qui m'ennuie, mais ça n'est plus de la danse, plutôt de l'hygiène corporelle et bien souvent sociale, car rien ne m'y incitera à titre personnel, mais plutôt lors d'un regroupement quelconque où l'heure et le code sont aux trémoussements.
La question est donc plutôt de savoir ce qui est de la danse et ce qui est de la gym.
Pour qu'il y ait danse, il faut qu'il y ait émotion. Et s'il y a un support musical à cette danse (ceci n'est, en effet, pas nécessaire), alors il faut une émotion musicale.
Et là, nous tombons dans une subjectivité abyssale.
Je pense donc pouvoir répondre à ce qui est de la danse ou ce qui n'en est pas, mais concernant la musique, je ne sais pas.
Ca me rappelle une très vieille discussion sur l'Art, car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Au bout du compte, le maître mot est, à mon sens, EMOTION.
Et dans émouvoir, il y a mouvoir
L'Art doit donc, à mon avis, vous bouger l'Ame.
Et son contour (et donc sa définition et son emplacement) est aussi flou, imprécis, personnel, que celui de ce qu'il est censé mouvoir. Me fais-je comprendre?
On est même pas obligé d'y croire!
(J'aimerai bien que ce forum reprenne; il y a longtemps que je n'ai plus parlé en essayant d'être, un tant soit peu, intelligent.)